Quid du conjoint collaborateur dans le cadre de la Loi Madelin ?
Parmi les nombreux avantages relatifs à la Loi Madelin, le conjoint de l’assuré principal (le gérant, le professionnel libéral, le freelance, etc…) peut également adhérer au contrat de base. Depuis l’édition de cette loi en 1995, cette condition est pionnière en la matière. Voici tout ce qu’il faut savoir sur la place du conjoint collaborateur au sein de la Loi Madelin.
Cette possibilité s’adresse à qui ?
En premier lieu, il est important de noter que cette possibilité ne s’adresse pas aux conjoints de gérants qui exercent leur profession en qualité de salarié de l’entreprise (appartenant à leur mari ou femme). Il n’y a que les conjoints collaborateurs inscrits comme tels qui sont concernés par cette facette de la Loi Madelin.
Des exceptions sont toutefois possibles dans le cadre d’une structure EURL a associé unique et chez les professionnels libéraux, mais uniquement que les gérants (ou praticiens) adhérents au régime de base (vieillesse des TNS : Travailleur Non Salarié).
Les cotisations versées sont déductibles
Comme pour l’assuré principal, les cotisations versées concernant le conjoint collaborateur peuvent être déduites, mais cette fois-ci du bénéfice imposable (et non de l’impôt sur le revenu). Des plafonds existent et sont propres à chaque contrat, veillez donc à demander des précisions à ce sujet. Cela est fiscalement un réel plus pour le foyer.
Petite astuce, afin de gonfler (légalement) le montant à déduire, n’oubliez pas de comptabiliser les cotisations dues par le conjoint collaborateur s’il souhaite en racheter (notamment concernant les cotisations de l’année N-1).
Pour plus de clarté, veillez à demander plus de précisions à ce sujet afin d’éviter tout quiproquo en début de contrat. Le paiement d’une cotisation pour le conjoint collaborateur est un atout fiscal.
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