Le PERP est de retour, quid de la Loi Madelin ?
Les niches fiscales sont désormais un lointain souvenir pour bon nombre de particuliers qui pouvaient défiscaliser leurs impôts tout en investissant (énergie renouvelable, immobilier, etc…). Dans un tel contexte, certains produits financiers reviennent sur le devant de la scène comme le PERP qui connait un véritable plébiscite depuis plusieurs mois.
Le PERP a déjà 10 ans
Le PERP, à savoir le Plan d’Epargne Retraite Populaire, a été créé en 2004. Pendant longtemps, il est resté un produit financier boudé par les particuliers comme par les mandataires. Seulement, face à la disparition de toutes formes de niches fiscales, le PERP retrouve des couleurs. Bien sûr, ce succès ne sera jamais celui du Livret A ou d’une assurance-vie, mais le PERP représente une valeur sûre à ne pas négliger pour bien préparer sa retraite.
Des fonds bloqués
Pour rappel, le PERP permet d’alléger ses impôts puisque les sommes placées peuvent être déduites du revenu imposable, notamment dans le cadre de la Loi Madelin. La somme déduite peut aller de 3 700 euros (pour les faibles revenus) à près de 30 000 euros maximum. Autre point-clé, les possibilités de déductibilité courent sur 36 mois alors autant les utiliser.
Le PERP est également exonéré de prélèvements sociaux, un réel plus. Même les souscripteurs à l’ISF peuvent ne pas le comptabiliser dans leur montant total patrimonial (à condition d’avoir cotisé pendant 15 ans).
Enfin, n’oublions pas que les montants placés sur un PERP sont bloqués, des frais importants sont taxés en cas de retrait de ses avoirs. Il est donc recommandé de ne placer que des sommes non indispensables afin de ne pas se mettre dans le rouge d’un point de vue économique.
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